Moral Outrage as a Catalyst for Change in Animal Welfare Policies and Standard/L’indignation morale comme catalyseur de changement dans les politiques et les normes de bien-être animal

Moral Outrage as a Catalyst for Change in Animal Welfare Policies and Standard/L’indignation morale comme catalyseur de changement dans les politiques et les normes de bien-être animal

March 25th, 2019 by Jackie Wepruk

As the General Manager of the National Farm Animal Care Council (NFACC) I recently had the pleasure of speaking at the first Canadian Animal Policy Symposium organized by the BC SPCA. I was part of a panel called, “How do changing perspectives on animal welfare influence policy making,” and also delivered a presentation on how the Code of Practice development process feeds into policy development.

The Codes of Practice for the care and handling of farm animals  are nationally developed guidelines for the care and handling of farm animals. The Codes serve as Canada’s national understanding of animal care requirements and recommended practices.

During the panel discussion and within my own presentation I suggested that moral outrage often leads to knee jerk responses that rarely result in outcomes that resolve the issue that triggered the outrage. I was asked during the Q & A to reconcile this position with the fact that most policy changes that had been discussed throughout that day came about as the result of moral outrage. I thought I would expand a bit on my response in this blog.

There’s no doubt that we tend to be complacent on any number of topics (well beyond animal welfare) until a crisis happens; then the proverbial poop hits the fan. What happens next is important and this is where having solid processes, policies, and standards is critical. We will never stop bad things from happening, but how we respond when they do matters.

Moral outrage can be an important catalyst for change. Crisis events that trigger moral outrage can be ‘policy windows’ – an opportunity for any group to advance their objectives by influencing decision-makers (e.g., governments if public policy is the target). The challenge for decision-makers is in addressing the often justifiable outrage to arrive at a sustainable solution, not necessarily one driven by the loudest voices.

This is where the Codes of Practice provide an important service in the farmed animal sectors when an animal welfare crisis elicits moral outrage. Codes are developed through a rigorous process that integrates science, practicality, and societal expectations on farm animal welfare. Requirements and recommendations are developed by consensus amongst a diverse array of stakeholders and further strengthened through a public comment period. NFACC has recently introduced a ‘top-of-mind’ survey at the start of every Code’s development to provide an opportunity for more and earlier engagement.

Codes are developed in advance of any crisis event and provide good guidance on the fundamental obligations relating to the care of animals. In the absence of Codes decision-makers are more vulnerable to pressures to implement policies that reflect the views of a limited few. In the case of governments these policies take the form of laws. In the case of markets, they take the form of purchasing commitments.

Decision makers have a responsibility to implement animal welfare policies that are equitable, achievable, and reflective of the collective wisdom of society, those directly impacted, and other expertise. The input of groups organized around a social cause is important, but no more important than other perspectives. The Codes of Practice provide a practical tool for decision makers to make better decisions when challenged by moral outrage.

L’indignation morale comme catalyseur de changement dans les politiques et les normes de bien-être animal

À titre de directrice générale du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage (CNSAE), j’ai eu le plaisir dernièrement de participer au tout premier colloque canadien sur les politiques animalières (Canadian Animal Policy Symposium), organisé par la BC SPCA. J’étais l’une des panélistes d’un débat sur le changement de l’opinion publique au sujet du bien-être animal et son influence sur l’élaboration des politiques, et j’ai donné une présentation sur la place à donner au processus d’élaboration des codes de pratiques dans l’élaboration des politiques.

Les codes de pratiques pour les soins et la manipulation des animaux d’élevage sont des directives élaborées à l’échelle nationale. Ces codes représentent la conception canadienne des exigences et des pratiques exemplaires recommandées en matière de soins aux animaux.

Durant le débat de spécialistes et dans ma propre présentation, j’ai fait valoir que l’indignation morale entraîne souvent des réactions viscérales qui aboutissent rarement à la résolution du problème qui a suscité l’indignation. On m’a demandé, durant la période de questions, de concilier cette position avec le fait que la plupart des changements d’orientation abordés durant la journée ont été le résultat d’une indignation morale. J’ai jugé bon d’étayer un peu ma réponse dans ce blogue.

Il ne fait aucun doute que sur toutes sortes de sujets (bien au-delà du bien-être animal), nous avons tendance à faire preuve de complaisance jusqu’à ce qu’une crise survienne; c’est alors que la situation dégénère. Ce qu’il advient ensuite est important, et c’est là qu’il est indispensable d’avoir des mécanismes, des politiques et des normes solides. Il est impossible d’empêcher toutes les catastrophes, mais c’est notre façon d’y réagir qui compte.

L’indignation morale peut être un important catalyseur de changement. Une crise qui suscite une indignation morale peut être l’occasion pour un groupe d’influer sur les politiques en influençant les décideurs (p. ex. les gouvernements, si la cible est une politique publique). La difficulté pour ces décideurs est de répondre à l’indignation, souvent justifiée, et d’en arriver à une solution durable… qui n’est pas nécessairement celle prônée par les voix les plus fortes.

C’est lorsqu’une crise de bien-être animal suscite l’indignation morale que les codes de pratiques rendent un important service au secteur de l’élevage. Les codes sont élaborés au moyen d’un processus rigoureux qui incorpore les données scientifiques, le côté pratique et les attentes sociétales à l’égard du bien-être des animaux d’élevage. Des exigences et des recommandations sont élaborées par consensus entre des acteurs aux intérêts divers, puis renforcées à la faveur d’une période de commentaires publics. Le CNSAE a récemment ajouté, au début de l’élaboration de chaque code, un sondage sur les questions « qui viennent spontanément à l’esprit » pour que les gens puissent s’exprimer plus fort et plus tôt.

Les codes sont élaborés en anticipant sur les crises et fournissent de bonnes indications sur les obligations fondamentales à l’égard des soins aux animaux. En l’absence d’un code, les décideurs sont plus vulnérables à la pression d’appliquer des politiques qui reflètent l’opinion d’une minorité. Dans le cas des gouvernements, ces politiques prennent la forme de lois. Dans celui des marchés, elles prennent la forme d’engagements d’achat.

Les décideurs ont la responsabilité d’instaurer des politiques de bien-être animal équitables, réalisables et qui reflètent la sagesse collective de la société, des personnes directement touchées et des spécialistes. Les opinions des groupes organisés autour d’une cause sociale sont importantes, mais pas plus que celles d’autres acteurs. Pour les décideurs, les codes de pratiques constituent un moyen pratique de prendre de meilleures décisions quand souffle un vent d’indignation morale.

 

About the Author

Biography: Jackie Wepruk, NFACC General Manager

Jackie Wepruk has been the General Manager of the National Farm Animal Care Council (NFACC) since its inception in 2005.  In this capacity she facilitates a partnership on NFACC between governments, farmed animal industries, the veterinary community, the humane movement, food companies, and other allied groups. She assists NFACC’s partners in achieving practical solutions to farm animal welfare concerns that address the interests of farmers, domestic and export markets, governments and the Canadian public.

Jackie obtained her Bachelor of Arts degree in Psychology from the University of Winnipeg, and a Master of Environmental Design from the University of Calgary. 

Biographie : Jackie Wepruk, directrice générale du CNSAE

Jackie Wepruk assure la direction générale du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage (CNSAE) depuis les débuts de l’organisme en 2005. À ce titre, elle facilite un partenariat au sein du CNSAE entre les gouvernements, les industries des animaux d’élevage, la communauté vétérinaire, le mouvement humanitaire, les entreprises alimentaires et d’autres groupes alliés. Elle aide les partenaires du CNSAE à trouver des solutions pratiques aux préoccupations sur le bien-être des animaux d’élevage en tenant compte des intérêts des éleveurs, des marchés intérieurs et étrangers, des gouvernements et du public canadien.

Jackie est titulaire d’un baccalauréat ès arts en psychologie de l’Université de Winnipeg et d’une maîtrise en aménagement du milieu de l’Université de Calgary.

 


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